Pologne/02

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Pologne/01 Pologne/03

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[original French]

Première partie.

Les principes.

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Chapitre premier.

Histoire et nationalité.

Question polonais.—L’histoire conçue comme une instruction judiciaire : nécessité pour écrire l’histoire et juger un nation de poser quelques principes.—Doctrine d’immanence : que l’organisme politique est le produit de la spontanéité sociale, et que là où cette dernière fait défaut, l’état devenant impuissant et impossible, la nationalité demeure nulle.—Épuisement de le spontanéité dans les nations : Juifs, Grecs, Romains et Italiens.—Divisions de l’histoire de Pologne : conclusion défavorable à la revendication des Polonais.
§1.—Question polonaise.

Les Polonais se plaignent qu’un crime a été commis contre leur nationalité vers la fin du 18e siècle, par les trois puissances coalisée de la Prusse, la Russie, et de l’Autriche. Le droit des gens aurait été monstrueusement violé en leur personne : un état libre, en paix avec ses voisins, aurait été surpris, comme dans a guet-apens et anéanti ; une société remarquable par sa civilisation, illustre par le annales, assassiné. Ils protestent contre le violence qui leur a été faite, contre le congres de Vienne qui l’a sanctionnée, contre l’Europe, monarchique et conservatrice, démocratique

[English translation]

Part One.

Principles.

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Chapter One.

History and Nationality.

The Polish question.—History understood as a legal investigation: the necessity, in order to write history and judge a nation, of establishing some principles.—Doctrine of immanence: that the political organism is the product of social spontaneity, and that where that spontaneity is lacking, the State becoming powerless and impossible, nationality remains nonexistent.—Exhaustion of spontaneity in nations: Jews, Greeks, Romans and Italians.—Divisions in the history of Poland: conclusion unfavorable to the claims of the Polish.
§1.—The Polish question.

The Poles complain that a crime was committed against their nationality, around the end of the 18th century, by the three allied powers of Prussia, Russia, and Austria. The law of nations [jus gentium] was monstrously violated in their person: a free State, at peace with its neighbors, was taken by surprise, as if in a trap, and destroyed; a society noteworthy for its civilization, celebrated by the annals, was murdered. They protest against the violence that has been done to them, against the Congress of Vienna, which sanctioned it, against Europe, monarchic and conservative, democratic